H O F F N U N G __ B i S T __ D U __ D O R T ?

H O F F N U N G __ B i S T __ D U __ D O R T ?




Pas de «Willkommen»
C'est qu'une fic' alors va t'en...
Vite...
fiction sur Killerpilze...
tu connais ? pas encore ?
Mot d'ordre: Lire
2eme mot d'ordre: il n'y en a pas...
On aime on aime pas...
Fais pas ta rebelle...

Fictions:


[ LA ViE EST UN CHEMIN MiNÉ DE PEUT-ÊTRE ] : Page 1 à 5 :: Fabi

_________#Cerise, ado pseudo-rebelle de 14ans.
_________#On l'a croit opheline. Sa vie lui semble si flou et indistinct.
_________#Alors elle haussera les épaules naïvement à celle-ci. C'est tellement plus simple.
_________#Oui mais le bonheur est éphémère.


[ LA RÉALiTÉ SE LAiSSERA FAiRE ] : Page 5 à ... (en cours) :: Mäx, Jo' & Fabi

_________#Elles sont trois. Elles ne se sont jamais vu. Elles sont bien trop différentes.
_________#Et pourtant leurs réalités vont les rapprocher.
_________#Mona et le parfait de sa vie.
_________#Emily et sa jenesse perdu.
_________#Houna et ce qu'il lui reste de Lui.


* xxx Prévenus ? Laisse un com au dernier Chapitre




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Désolée, j'ai arrêté d'écrire cette histoire. J'ai plus le temps, j'écris plus que sur moi...
& puis, j'ai perdu le "succès" de mes fictions depuis bien longtemps, c'est sûrement ceci qui m'a poussé à arrêté aussi. Trop de fiction sur Killerpilze désormais, trop de choix, alors ma fiction en est morte. J'écris beaucoup sur Crapaudine & sur FaceBook. Malgré mes 56 fans, les visites & commentaires se réduisent depuis bien longtemps, avant même mon abandon. Un jour, je m'y remettrais peut etre

par ©rapaudine xxx

# Posté le dimanche 03 juin 2007 06:21

Modifié le lundi 27 avril 2009 05:04

Chapitre I...

Chapitre I...
Toute histoire a un début...
[Cerise est la narratrice... Tous les dialogues ont lieu en allemand ;-)]



Introduction:
Cerise était une belle jeune fille de tout juste 14 ans. Elle comptait parmi les plus petite de sa classe. Elle avait de jolis traits fins, une taille mince, de grands yeux verts et pétillants. Elle était assez fétiche et fragile. Ses cheveux châtains claires lui arrivaient aux épaules. Elle avait adopté un style rebelle qui s'opposait à son côté "poupée". Elle ne souriant jamais, dans son visage, on pouvait lire un élan de désespoir. Elle vivait d'orphelinat à orphelinat. Elle ne savait rien de ses parents, même pas s'ils respiraient encore, elle était considérée comme "sans parents" depuis sa naissance et cette vérité ne lui avait jamais été dévoilée. Elle avait bien essayé d'en savoir un peu sur le mystère de son existence, mais chaque fois tout lui avait été nié. Elle ne savait même pas si elle avait vu le jour en France ou en Allemagne, c'était les deux pays où elle vagabondait. Elle parlait aussi bien la langue germanique que latine. Elle n'allait peu à l'école, le plus souvent elle étudiait dans sa chambre provisoire. Travail et musique, elle se renfermait dans ses deux domaines. Elle restait souvent le temps d'un mois ou deux dans un orphelinat, 2e mystère car elle se faisait souvent expulsée sans raison valable. Elle avait un côté effronté et pourtant elle était aussi timide et ténébreuse. Elle n'avait pas d'amis, dans chaque orphelinat, elle méprisait ses camardes jusqu'à ce qu'ils abandonnent de sympathiser avec la jeune fille farouche. Dans ses temps libres, elle prenait sa guitare, unique héritage de ses aînés, et libérait sa belle voix fluette accompagnée de quelques accords à la guitare, le temps d'une chanson. Cette fois ci, elle va entrer en internat dans un lycée...

[ce personnage ne me représente pas, ni physiquement, mais peut-être un peu moralement...]





Chapitre I:
Vendredi, en soirée...
Aujourd'hui je quitte mon orphelinat dans lequel j'étais installée depuis deux mois et une semaine. Je ne supporte plus cette situation de « vagabond » depuis mon plus jeune âge. Ce n'est pas que j'ai beaucoup d'attaches ici, ni ailleurs, mais je me lasse de cette situation. Je range mes quelques souvenirs et affaires. Je vais encore changer d'établissement scolaire, une fois de plus. Enfin mes bagages pliés, je quitte la petite pièce d'orphelinat. Un goût amer me revient à la bouche : je me dis que cette fois se serra plus provisoire. Un dernier regard sur cette chambre, je descends les escaliers, à l'entrée Mme. Hartz m'attend à l'entrée, c'est qui s'est occupée de moi pendant mon séjour ici. Je franchis le portail de l'orphelinat. « Again ». C'est ce qui me vient à la tête, encore, recommencer, tout. Je n'ose pas me retourner, me retourner veut dire regarder le passé, je ne veux pas, je ne peux pas. Moi je vais vers le futur. Je m'engouffre dans la voiture qui me conduira à mon nouveau logis. Nouveau. J'ai dû m'assoupir pendant le trajet plutôt cours, nous sommes déjà à bon port . Une petite ville à proximité de « München » . Un grand portail gris avec une pancarte « willkomme »(bienvenue) devance l'établissement du lycée. Ressemblant aux autres, c'est ainsi que je qualifierais « ma nouvelle maison » : une grand bâtisse, des volets mal peinent en bleu atroce, je constate qu'il y a quatres étages et un 2e batiment indentique. Mme. Hartz m'abandonne devant le portail, je remonte le chemin menant à l'établissement, scrutant l'horizon. Une ombre m'attend devant la porte, elle me fait signe de la rejoindre. C'est une femme d'une quarantaine d'années, grande et mince, des lunettes sont posées sur son nez aquilin. Elle semble souriante et calme.
-Bonjours, je suis Mme. Schmidt, directrice de cet établissement !
-...
-Bien, je vois que tu as perdu ta langue, bon voici le règlement du lycée et de l'internat, tu le liras. Mais tout d'abord, je te conduis à ta chambre.
-...
Je la suis, toujours sans mot dire.
-Vous pourriez m'aider à porter mes valises ?!
-hum, je ne pense pas.
Mme. Schmidt s'arrête devant une porte bleue, en accord avec les volets, située au 4e étage.
-Nos chemins se séparent ici, quand tu te seras installé et que le règlement serra lu, tu viendras me voir à mon bureau.
-Vous êtes drôle, il oú votre bureau d'abord ?!
-Tais-toi et laisse moi finir. Bien. Mon bureau est au rez-de-chaussée, tu le trouveras facilement. À toute à l'heure.

Je m'introduis dans la pièce. Ma nouvelle chambre est assez sobre : des murs blancs, un lit simple, une armoire, un bureau, un fauteuil... J'ai tout l'essentiel d'une chambre. J'espère que je pourrais customiser un peu cette pièce. Je fours mes affaires dans les premiers tiroirs et me jette sur le lit. Moelleux comme il faut, tant mieux. La fenêtre donne à l'arrière de l'établissement, j'ai une vu sur des maisons... Le temps passe vite, je me décide à aller voir la directrice, j'ai quelques questions. Je descends l'escalier quatre à quatre, trouve facilement le bureau, m'y introduit sans frapper.
-Tiens voici notre nouvelle, ça tombe bien je t'attendais. Bon tu as lu le règlement ?
-Bien sûr !

Quel mensonge, comme si j'allais le lire ce truc.
-Donc les de repas, de sortis, loisirs disponibles ici et tout, tu a compris ?!
-Oui, oui...

Je le lirai finalement, c'est toujours utile ces trucs idiots, et puis j'ai faim.
-Bien, pour l'école, tu iras au lycée le plus proche c'est à dire ici, mais ton entrée doit se faire que lundi. D'autres questions ?
-Euh, oui ! Ai-je le droit de décorer ma chambre ?
-Tu as lu le règlement, bien ?!
-Je vais le relire. Et que savez-vous sur moi ?
-Les questions, c'est fini ! bien, rejoint ta chambre, promène-toi pour découvrir les lieux et tes camarades. Ne soit pas en retard au dîner.
-Ouai...
-On ne dit pas « ouai ». Bien, sors maintenant, et...

...
Je ne l'écoute plus, je rejoins ma chambre. En chemin, je croise un groupe de filles de à peu près mon âge qui se tordaient de rire. L'une d'elle me regarda et lâcha un « pff ». Je me retiens de ne pas lui répondre, j'ai assez de problème comme ça. Pour la seconde fois de la journée, je me jette sur mon lit. Ferme les yeux. Je crois que je me suis endormi ou assoupi, les minutes passèrent. Je fus réveillée de mon « sommeil » pas des tambourinement sur ma porte.
J'ouvre la porte, Mme. Schmidt se trouve face à moi, elle a abandonné son sourire contre un air sévère.
-Je t'avais demandé de ne pas arriver en retard !
-Oui mais...
-Il n'y a pas de mais ! Demain matin, ne soit pas en retard au petit-déjeuner ! Bien . Tu viendras me voir après ! Pour ce soir, tu peux encore aller manger.
-Oui, merci.
-Bien , a demain donc.

Je referme la porte. Attends un peu. Je me décide de me diriger vers le réfectoire. Ne sachant pas où est le réfectoire, je vais au rez-de-chaussée. Je demande mon chemin à une fillette.
-Hey, il est où le réfectoire ?
- La porte là...

Je continu mon trajet, sans un regard pour elle. Je me goinffre, et retourne vers ma chambre, sans un regard pour les autres. Je m'endors rapidement.
...

# Posté le dimanche 03 juin 2007 06:34

Modifié le mercredi 02 janvier 2008 15:50

Chapitre II...

Chapitre II...
Mais quand aura lieu LA rencontre ?!
Pronostiques sont ouvert, vos souhait [dans la fic'] à préciser...



Chapitre II:
Le lendemain je me réveille au son d'une musique. Pas mal, mon style... Je ne sais pas d'où elle provient. Elle s'arrête, dommage. Je ferme les yeux, cette musique je la connais, mon PORTABLE. Mais quelle gourde ! Appelant inconnu. Tant pis, il est 7h45, j'ai le temps de prendre mon temps pour me préparer. Douchée, maquillée... , 8h15. Je vais lire le règlement puis j'irai manger. J'allais oublier que j'ai encore rendez-vous avec Mme. Schmidt. Mon repas pris, je vais à la rencontre de Mme. Schmidt.
-Tiens, je ne t'attendais pas de sitôt. Rentre et assis-toi.
-...
-Alors ta première nuit ici ?
ça peut aller...
-Bien. Tu te rends compte que tu as la chance d'avoir une chambre à toit toute seule ?!
-À vrai dire, non ! J'ai toujours étais seule dans une chambre.
-Je voulais te prévenir que tu reprendras les cours lundi, nous sommes samedi, tu as un peu de temps ...
-Lundi, c'est noté, au revoir.
-Je n'ai pas fini ! rassieds toi. Bien. Tu devras aussi changer de comportement. Soit un peu plus agréable, souris même si...
-Si je ne souris pas c'est que j'ai mes raisons !
-Je sais, mais fais un effort. Bien, tu peux disposer. Sort un peu, va rencontrer les autres internes.
-Je verrai...
-Bien, au revoir !

Je décide de sortir, aucune envie de parler de moi aux autres. Je n'ai pas besoin d'ami, je suis bien seul, libre comme l'air. J'ai besoin d'espace, de grandeur et ce n'est sûrement pas ma minuscule chambre qui rassasiera mon envie d'immensité. Le temps est maussade, mais je m'en fous. Le temps et peut-être l'heure matinale font que peu de personnes se promènent dans les rues étroites. Je croise une vieille qui me sourit bêtement. Je continue mon chemin... Encore une musique qui m'arrive à l'oreille, c'est pas mal, mon portable ? Non, mon portable je l'ai laissé dans ma chambre. Le son s'amplifie, je passe devant un garage dont la porte est entrouverte. J'aperçois même une ombre dans l'entrebâille de la porte, je n'y fait pas attention, la musique a cessé, des voix se rapprochent, je me met à courir sans raison, j'ai l'impression qu'on appelle... Je cours, des bruits de pas derrière moi... Je cours, je tends l'oreille, les voix et bruits de pas ne sont plus là. Je rentre à l'internat et reste cloîtrée dans ma chambre tout le reste de la journée, des milliers de questions trottent dans ma tête : Pourquoi me suis-je enfuit? Qui est-ce ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?
Toc,toc...
-Oui ?
Une jeune fille rentre dans ma chambre...
-Salut, je suis Rosanna, je suis moi aussi interne . Mme Schmidt m'a demandé de te tenir un peu compagnie !
-Je n'ai besoin de personne...
-Ah d'accord, mais pourquoi t'es pas venu mangé de la journée ?
-Ça te ne regarde pas. L'heure du dîner est déjà passée ?
-Oui, alors ça va sinon tu verras...
-C'est bon, vas-t-en maintenant...
-Mais, bon okay, à demain.

Est-t-elle fâchée ? Je m'en balance de toute façon. Le temps est trop court...
Je m'endors sur cette pensée.
Le lendemain fut une journée toute aussi maussade. Je suis sorti de ma chambre uniquement pour les repas. J'ai eu aussi deux visites : une de Rosanna et ses amis, je les ai envoyés bouler, et une visite de la directrice pour me prévenir que demain serrait je jour J pour ma rentré dans mon nouveau lycée. J'ai tant pris l'habitude de changer régulièrement d'école... Je dirai la routine. Le soir, j'ai du mal à fermer les yeux, toutes mes questions me reviennent à la tête, mais ne la quittent plus. Quelles squatteuses !
...

# Posté le dimanche 03 juin 2007 13:59

Modifié le mercredi 02 janvier 2008 15:50

Chapitre III...

Chapitre III...
Question existentielle: Warum ist die Banane krumm ?
tu veux quoi ?!



Chapitre III:
Réveil matin, 7h, je me réveille comme une fleur... Ma nuit a été courte et agitée. Je fais le vide dans ma tête. Aujourd'hui, 1e journée de cours ici. Je m'active, je suis déjà en retard. Je'n'ai pas le temps de manger, je me contente d'un bout de pain et d'un verre d'eau. Je me rends compte que je ne sais pas encore en quelle classe je serai, ni où je dois aller. Dans les couloirs noirs de monde, je croise Mme. Schmidt.
-Ah, Cerise, tiens voici ton emploi du temps. Il y a le numéro des salles et...
-Je ne sais même où est telle salle !
-Demande de l'aide...

Elle est déjà loin, me débrouiller, je sais faire . Soudain je le croise, lui. J'ai l'impression que le temps s'est figé. On se regarde dans le blanc des yeux, lui aussi m'a reconnu. Je ne l'ai pas vu, si se n'est son ombre, je l'ai entendu parmi d'autres voix... C'est lui ! On ne se connaît même pas et pourtant comme si une bombe avait été désamorcée. J'ai cette impression de le connaître au plus profond de mon être, son visage m'est familier. Se pose-t-il les mêmes questions que moi ? Il me frôle et me souffle à l'oreille :
-Tu as peut-être besoin d'aide ? Tu es perdu ?!
-J'ai besoin d'aide uniquement si tu m'expliques quelques points !?
-Bien sûr...

Il s'empare de mon emploi du temps.
-Tu es dans ma classe...
-Par politesse, on se présente !
-Alors pourquoi tu ne l'as pas fait ?
-...

Il m'avait eu dans ma propre ironie. Vexée, je ne dis mot jusqu'à la salle de Maths où nous avions cours. Juste avant d'entrer dans la petite salle obscure de maths, il me dit dans le coin de l'oreille :
-Tu es fâché ?
Je reste muette, il ne fallait pas me contredire.
Le cours de maths défile, je ne veux plus sortir de cette pièce, je ne veux plus affronter la réalité... Je ne le regarde pas, je ne sais toujours pas qui il est. Le prof a fait l'appel, mais ne l'a pas nommé, ni moi d'ailleurs, je suis « la nouvelle », soi-disant que je ne suis pas encore sur la liste et il n'a pas cherché à savoir mon nom. Tout ça m'est égale, que mon prof de Maths soit fou, que je ne fasse pas partie de la classe... La sonnerie retentie pour annoncer l'interclasse, je me précipite hors de la classe. Je vais loin de la salle de maths, je jette un coup d'½il à mon emploi du temps, après les Maths j'ai histoire-géo, j'ai horreur de cette matière... Pourquoi ? Encore une question de plus. Je suis la classe, ne connaissant pas l'établissement. Je examine les autres élèves : nous sommes environ 25, je distincte 4 groupes principaux de 5 élèves environ. Je dirai que la classe est assez diversifiée, si je parlerai de chaussures je pourrais dire qu'il y du choix. En cours d'histoire, j'apprends le nom du mystérieux élève : Fabi, pourquoi m'encombrerai-je la tête de son nom ?
La journée se finit à 14h30 [nous sommes en Allemagne :-D], vais poser mon sac dans ma chambre et sors, où ? je ne sais pas encore, je marcherai, je veux juste un peu de calme. Je chantonne dans les petites rues calmes, une voix m'interpelle...
- Heeeey, t'es encore là toi...
Inutile de me retourner, cette voie, je la connais et reconnais.
-Malheureusement...
- Pourquoi, enfin j'ai une question à te poser...
-Vas-y, je t'en pris !

Je me retourne, Fabi est devant une porte, la même, celle d'où provenait la mélodie, cette ombre qui m'avait interpellé, était-ce lui ? Pourquoi je m'était enfuit ... Je suis coupée dans mes pensées par sa voix :
-Pourquoi tu t'es enfui, l'autre jour, parce que j'ai eut l'impression de te connaître et mon cerveau m'a poussé à t'appeler et...
Mon teint devient pâle, mes yeux vide, je baisse la tête avant de répondre :
-Je sais... je sais, moi aussi je ne sais pas ce qu'il s'est passé, comme une absence, un blanc dans ma mémoire...
-Je savais aussi que tu es Cerise, c'était comme ... Une évidence ! J'ai l'impression d'en savoir tant sur toi.
Je me ressaisis, reprends mon air de peste pour lui dire :
-C'est faux, c'est faux ...
- Si, je sais peut-être pas tout sur toi mais beaucoup. Tu n'a jamais souri, tu n'a jamais pleuré, tes parents, c'est un mystère pour toi !

Il a raison.Je le regarde, béante. Mon regard noir se plonge dans le sien, je frissonne, mon regard se radoucit. Je n'ai plus rien à dire, juste des questions à poser auxquelles, lui non plus n'a pas raison.
...

# Posté le lundi 04 juin 2007 13:19

Modifié le mercredi 02 janvier 2008 15:51

Chapitre IV...

Chapitre IV...
Les apparences sont parfois trompeuses...
si t'aime mon "écriture" va ici [©]



Chapitre IV:
Des protestations nous sortent de notre « coma » existentiel. J'ouvre les yeux doucement, était-ce un rêve ? Non, il est encore en face de moi. Des yeux écarquillés, un léger sourire trône sur ses lèvres. Combien de temps sommes-nous restés ainsi ?
-Hey, Fabi, bouge ton cul, ton frère et moi on attend plus que toi pour répéter ! hurle une ombre de derrière la porte.
Je regarde toujours Fabi, mais cette fois d'un regard interrogateur.
Il a dû comprendre ma question puisqu'il me répond :
-C'est Mäx !
J'intensifie mon regard pour qu'il réponde entièrement à ma question.
-Mäx, guitariste du groupe... tu savais pas ? Je t'explique ?!
-...
-Donc Mäx, mon frère Jo et moi formons un groupe. Moi je suis à ...
- Bouge Fabi...
appelle le dénommé Mäx.
Fabi se dirige vers la porte qui devait donner sur le garage. Quel culot, me laisser ainsi, au milieu d'une route peu empruntée. La musique commence, je ne bouge, je veux partir, je veux rentrer, rentrer à l'internat, je veux dormir, je veux regarder les étoiles, mais rien de tout ceci se produira, en tout cas, pas dans l'immédiat. Je ferme les yeux, pour la énième fois de la journée. Je me couche sur le goudron froid, tant pis. J'écoute le moindre bruit, des oiseaux chantent, je repère parmi les mélodies, quelques accords de guitare, je veux ma guitare. Des paroles, de rires, une porte qui grince, des pas, une voiture, des cris. Une voiture ? Ne suis-je pas couchée sur la route, je n'arrive pas à bouger, mes yeux reste clos. J'ai peur. Non, pas aujourd'hui, c'est impossible. Je ne veux pas. Pourvu que les secondes soient des heures. J'aimerais que le temps de fige, se stoppe. Mes derniers battements de c½ur...
-Cerise, attention...
Cette voix, je la reconnais parmi mille, une larme roule sur ma joue, pourquoi me fait-il cet effet-là ? On se connaît à peine...
Les pneus grincent, suis-je morte ? C'est donc ça mourir ? J'entends une conversation , j'ouvre les yeux, je vie... Je suis heureuse. Fabi est assis à côté de moi, il me susurre à l'oreille :
-Tu m'as fait peur... Pourquoi t'es pas rentré ?
Je m'assis à ses côté sur le goudron de la route.
-Tu m'avais pas dis au revoir !
Il rit de ma réponse, un rire soulagé et léger. Il contemple l'horizon. J'aurais voulu que cet instant dure toujours, ne s'arrête plus. Je suis bien, ici, assise sur une route peu confortable, à ses côtés. Une larme perle sur ma joue puis s'échoue sur mon genou. Une deuxième larme coule sur une de mes joues roses, cette fois-ci, elle n'a pas le temps de rouler le long de mon visage, Fabi l'efface d'un revers de main. Je souris. Quoi, je souris ?! Moi ? Il me dit sur un ton calme :
-Aujourd'hui je t'ai vu pleurer et sourire. Pourtant je sais que tu n'as jamais pleuré ni souris.
-Tu as du rêvé...
-Toi aussi tu as des sentiments, sauf que tu te cache derrière ton image.

Que dire de plus. Il avait raison, il m'avait di la vérité sur moi, cette vérité qui fait mal, très mal là où il faut pas, en plein c½ur. Touchée en plein c½ur. J'ai mal intérieurement et pourtant je suis soulagée. C'est le plus beau jour de ma vie, ce jour où j'ai failli mourir, j'ai pleuré et j'ai souri. La vie est merveilleuse, superbe, ma vie est unique.
-Mademoiselle ?! ça va ? Rien de cassé ?
Je sors de mes pensées, ouvre mes yeux clos : Un « petit vieux » me regarde les yeux écarquillés, se doit être le chauffeur de la voiture, il est barbu, pas très grand et un grand sourire siège sur sa bouche. Son sourire me fait chaud au c½ur. Je me relève et lui réponds :
-Oui, ça va, merci.
Le vieil homme me regarde d'un air soucieux puis s'engouffre dans sa voiture avant de faire cheminer sa voiture. Un geste de main vers nous et il disparaît à l'intersection de la rue. Je suis entour de 3 personnes qui me regardent avec des yeux exorbités. Fabi prend la parole, hésitant :
-Ben les gars voici Cerise...
-Ouai, moi je vais l'appeler la Suicidaire...
Se moque son frère il me semble.
Je ne lui laisse pas le dernier mot et réponds à sa « blague pas drôle » :
-Moi je vais t'appeler l'Homme aux blagues pas drôles et S.N. !
Je suis fière de moi, de ma réplique. Je me pavane à côté de lui et le regarde droit dans les yeux avec mon regard méprisant.
-S.N. ? C'est quoi ? me répond-il.
-S.N. comme Sans Nom ! riais-je.
Fabi intervient dans notre conversation :
-Bon Cerise contente toi de l'appeler Jo et toi Jo, Cerise c'est... Cerise.
-Et l'autre c'est Mäx ? Non ?
-Oui ! C'est moi Mäx, le fameux Mäx ! Un ami. Dis-moi Fabi, je savais pas que tu lui avais parlé de moi.

Il donne un coup de coude à Fabi, celui-ci s'empresse de répondre mais je suis plus rapide que lui :
-Non ! Moi j'écoute... Fabi m'a di que la personne qui gueulait derière la porte, c'était Mäx, oui si tu veux, fameux Mäx...
Mäx semble vexé et Fabi aussi du fait que j'ai répondu à sa place. Jo, lui, est encore rouge de colère. Mäx regarde sa montre :
- Bon c'est pas que... Mais c'est l'heure passée, on n'a pas répété et je dois y aller... Tshüss !
Il dit au revoir à Fabi puis Jo par un enchaînement de gestes manuels. Il me frôle en me disant sur un ton ironique :
-Merci pour la répète pourri !
Par politesse, je lui réponds :
-Mais de rien ! Ce fut un plaisir pour moi.
Mäx s'éloigne et disparaît.
-Je vais rentrer à l'internat.
Jo lâche un « salut » et rentre dans la maisonnette.
Fabi me fait la bise pour me dire au revoir : c'est la première fois que quelqu'un de mon âge me fait la bise, avant, avant je ne disais jamais bonjour ni au revoir sauf quand on m'obligeait, peut-on m'obliger à dire bonjour et au revoir à quelqu'un de mon âge ? Non, je ne pense pas.
Il m'effleure la joue, me souffle dans l'oreille « je suis désolé ».
Je m'en vais, heureuse, sautillante et qui sait pétillante ?!
Je rentre à l'internat, je vais dans ma chambre. J'attends l'heure du repas, assise devant la fenêtre qui donne vers SA maison... Je suis heureuse ? OUI. Rien de concret, un début, une première dans mon c½ur. Les minutes passent vites à penser à lui , l'heure du dîner est déjà là. Je me dirige lentement vers le réfectoire, sur mon chemin je croise Mme. Schmidt :
-Bonjours m'dame Schmidt !
-Bien, je vois que tu es de bonne humeur, ta rentré s'est donc correctement passée .

-Oui, merveilleusement bien...
Je m'égare de nouveau dans mes pensées. Je continue mon chemin.
Je suis assise à une table, seule, mais peu importe...
Le repas finit, je remonte à ma chambre, commence mes devoirs. Mes paupières sont trop lourdes pour moi, j'abandonne mes exercices de maths pour aller quérir le pays des songes.
...

# Posté le mardi 05 juin 2007 15:34

Modifié le mercredi 02 janvier 2008 15:52